Découverte du pays du fugu


Bonjour à tous les randonneurs,

Aujourd’hui je vous emmène vous promener avec moi entre deux iles du japon, entre deux préfectures, entre deux villes. Mais surtout, je vous emmène découvrir le pays du fugu, Shimonoseki dans la préfecture de Yamaguchi. Mais comme je vous ai promis deux préfectures, et bien nous commencerons notre promenade dans la ville de Mojiko, dans la préfecture de Fukuoka. Mojiko, qui se situe sur l’ile de Kyushu, est situé en face de la ville de Shimonoseki, sur l’ile de Honshu, de l’autre côté de la mer.

La gare de Mojiko

Note périple démarre donc à la gare de Mojiko. La gare, qui arbore un style classique du début du 20eme siècle, est vraiment très surprenante. On se retrouve dans un petit bout de passé. La ville semble également posséder de nombreux bâtiments anciens, souvent avec une architecture ancienne d’inspiration européenne. Cela est vraiment surprenant au Japon. Je commence donc à peine ma promenade dans la ville que mon regard se porte sur une boutique qui propose de la porcelaine artisanale de Quimper. Je ne m’attendais pas à trouver ce genre de boutique dans une petite ville comme Mojiko. Je continue ma visite et me rends à l’Old Moji Mitsui Club, bâtiment qui a aussi l’air de faire office du tourisme. Ce bâtiment est célèbre dans la région car il y a vu séjourner Albert Einstein en 1922.

Old Moji Mitsui Club

Je continue ma promenade dans le centre-ville, qui possède un charme ancien et tout à fait original. Je m’arrête par un grand espace réservé à la vente de produit locaux pour découvrir un peu les produits de la région. Comme partout dans le Japon, de très nombreux produits sont proposé, tous vantant les merveilleux légumes, fruit ou poissons de la région. Quelques gâteaux me font de l’œil, mais je résiste à la tentation et je reprends la route.

Je m’éloigne petit à petit du centre-ville pour rejoindre mon premier objectif, le pont qui traverse le bras de mer entre Kyūshū et Honshū. En réalité, ce n’est pas vraiment le pont qui m’intéresse, mais plutôt le tunnel piéton qui passe sous la mer. L’entré étant situé à quelques mètres du pont, je m’en sers donc comme repère visuel. Et comme celui-ci est vraiment immense, il est plutôt facile à suivre.

Je parcoure donc tranquillement la ville, qui devient de moins en moins peuplé, à la recherche de quelques éléments intéressant à découvrir. Je trouve quelques feuilles de Shiso (herbe aromatique utilisé dans la cuisine japonaise) plantés dans des bacs à fleur sur le bord de la route. Leur parfum est très agréable et rafraichissant (bien que le temps froids et pluvieux ne nécessite pas que je me rafraichisse)

Alors que je m’arrête pour acheter une boisson chaude à un distributeur, un escalier ancien menant à un petit sanctuaire m’intrigue. Je ne peux résister à l’idée d’aller le visiter. En haut de l’escalier, le sanctuaire qui se présente à moi est plus grand que ce que j’imaginais. Celui-ci ne semble pas très fréquenté mais possède un certain charme du a ses joli bâtiments et son environnement. Pour les plus curieux, le sanctuaire se nomme Koso Hachimangu.

Je poursuis donc ma route, et j’approche de plus en plus du pont. Celui-ci est vraiment impressionnant vu de près. Je longe le bord de mer et je me retrouve en dessous du pont. Le coin semble apprécié des pécheurs locaux qui se retrouve en groupe, assis sur les barrières, a essayer d’attraper les poissons que la mer leur proposent. L’entrée du tunnel piéton qui traverse la mer se trouve comme prévu à quelques dizaines de mètres du pont. L’entrée se fait dans un bâtiment avec un grand ascenseur donnant sur la rue. Il n’y a pas de personnel à disposition et le tunnel est en libre-service. La traversée est gratuite pour les piétons et coute 20 yens pour les cyclistes. Comme nous sommes au Japon, il n’y as pas de contrôle, on vous fait confiance pour payer votre droit d’entrée si vous êtes en vélo.

Une fois descendu quelques 55 mètres sous le niveau de la mer, un très long tunnel se présente devant moi. C’est parti pour 750 mètres de traversé. Même si je ne suis pas spécialement claustrophobe, je dois avouer que je ne suis pas toujours à l’aise aussi profondément enterré avec la mer qui passe au-dessus de moi. En même temps, il n’y a absolument aucun risque… Au milieu de la traversé, la frontière entre les deux préfectures est marqué par une ligne blanche. D’un pas, je passe de la préfecture de Fukuoka à la préfecture de Yamaguchi, de Mojiko à Shimonoseki. Ça y est, je suis dans le pays du fugu !

Je ressors du tunnel par l’ascenseur de l’autre côté du tunnel et j’arrive donc de l’autre côté de la mer (logique implacable !). Je suis donc arrivé à Shimonoseki, néanmoins l’arrivé du tunnel est assez loin, au nord, du centre de la ville. Je longe donc les bords de mer, vers le sud, en direction de lieu intéressant à découvrir.

Ma première agréable surprise vient d’un très grand sanctuaire à l’architecture très originale : Akama Jingu, dédié à l’empereur Antoku. Les bâtiments aux formes originales et aux couleurs blanche et rouge sont magnifiques et valent le détour. Le sanctuaire semble avoir un certain succès dans la région. Un bus de touristes arrive en même temps que moi pour visiter le lieu. Je me dépêche pour doubler les touristes lors d’une des séances d’explication du guide et en profite pour m’éloigner du bruit ambiant. Je cherche un lieu calme pour mieux profiter des lieux.

Finalement, après déjà pas mal de marche, la faim se fait sentir. Malheureusement, il n’y a que très peu des restaurants là où je me trouve. Je dois marcher encore un peu pour me rapprocher d’une zone un peu plus fréquenté. Je tombe finalement sur une zone de petits restaurants et boutique de souvenir pour touristes. Shimonoseki est connu pour être le pays du fugu, mais pas que… il semblerait qu’il y ait une autre spécialité dans la ville : les kawara soba. Je déniche un petit restaurant dont c’est la spécialité et m’y rend pour déjeuner. Cela tombe bien, la pluie commence à pointer le bout de son nez. L’expérience culinaire est décevante, non pas du fait de la spécialité en elle-même, mais plutôt de fait du restaurant… je vous en parle dans un autre article. Déçu par le repas, je me reporte sur les boutiques de spécialité locale pour trouver quelques douceurs. Je jette finalement mon dévolu sur des dorayaki aux haricots blanc sucré. Une très bonne option pour se donner de l’énergie !

Shimonoseki, le pays du fugu

Je reprends ma route et la pluie ne semble pas se calmer, bien au contraire. Il pleut averse et je m’abrite tant bien que mal sous mon petit parapluie. Les vents marins ne m’aident pas en secouant mon parapluie dans tous les sens. Finalement, je décide de me mettre à l’abri et profiter d’une activité plus calme : la visite de l’aquarium de Shimonoseki, spécialisé dans les … fugus (oui, c’était facile à deviner). Je ne veux pas vous spoiler la visite, mais il y a vraiment beaucoup de variété de fugu dans le monde ! L’aquarium est donc plutôt sympa et le visite vaut la peine. Finalement, c’était une bonne chose qu’ils pleuvent.

La nuit est tombée à la sortie de l’aquarium. La pluie s’est arrêtée elle aussi. Je flâne tranquillement sur les quais et regarde quelques instants les énormes bateaux qui traversent le détroit. Je regagne finalement mon hôtel, près de la gare de Shimonoseki, pour une bonne nuit de repos. Mais avant cela, l’appétit bien ouvert par l’aquarium, je vais manger du fugu dans un restaurant populaire de la ville.

Ainsi se termine notre promenade dans le pays du fugu. Vous pouvez aussi retrouver l’itinéraire de la promenade dans cet article.


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