Se perdre une dernière fois dans Setoda


Bonjour, fidèle lecteur,

Après notre traversée de la mer intérieur du Japon et la merveilleuse visite du sanctuaire Kōsan-ji, on se retrouve une derniere fois pour finir la promenade que nous avions commencé sur l’ile d’Ikuchi. Cette fois-ci, allons visiter la ville de Setoda pour voir ce qu’elle a à nous proposer, avant de retourner prendre le bateau.

Je me retrouve donc dans une petite ville, sans vraiment savoir ce qu’il me reste à voir. Je me dirige donc vers le centre ville dans l’espoir de trouver quelques commerçant et quelques spécialités à grignoter. Je trouve finalement une « rue commerçante », mais il n’y a clairement pas grand monde, ni beaucoup de magasin d’ouvert. Je profite de la promenade pour regarder par-ci par-la. Les maisons et les magasins sont anciens, mais c’est ce qui fait le charme de ces petites villes japonaises.

Je tombe sur une drôle de petite boutique de koroke (croquette de pomme de terre frits). La devanture ne doit pas faire plus de deux mètres de largeur. Une petite mamie, qui doit avoir au moins 80 ans, tiens la boutique probablement depuis quelques décennies. Fait amusant, la boutique affiche des tonnes de messages de remerciement, d’autographe, de photos avec des stars japonaises. Je me dis donc que les koroke doivent être particulièrement bonne ici. Et donc je me laisse tenter. Il n’y a pas vraiment de choix ou de variation dans les croquettes de la boutique. J’en prends une pour gouter. La mamie m’annonce un tarif, en japonais, que je ne comprends pas. Mon japonais n’est pas assez bon pour comprendre son accent. Je lui propose plusieurs pièces, elle me prend une pièce de 100 yen, elle me rend 10 yens et un grand sourire. Un très bonne affaire (90 yens vaut environ 70 centimes). Et en plus, elles sont excellentes !

Je comprends vraiment l’engouement pour cette petite échoppe ! Une drôle de rencontre !

Je continue ma promenade et je me fais alpaguer par une dame d’une cinquantaine d’année dans une boutique de souvenir. Elle m’invite à venir voir sa boutique et m’offre une dégustation gratuite de produit de Setoda. Il semblerait que ce soit une région connue pour ces citrons. En tout cas, les gâteaux qu’elle me fait gouter sont excellents. Elle me demande gentiment d’où je viens, ce que je fais dans le coin. Dès que je dis que je viens de France, elle a l’air aux anges et l’annonce fièrement aux autres personnes dans la boutique (Tout le monde à l’air de se connaitre ici. C’est la chaleur des petites villes). J’ai le droit à des salutations de tout le monde. Les gens sont vraiment sympa dans le coin.

Je repart en lui achetant quelques gâteaux pour la route.

La ruelle se termine et je cherche un lieu à visiter. Le prochain bateau est dans deux heures, donc j’ai un peu de temps devant moi. Je repère un sanctuaire sur ma carte pas loin d’ici. Je tente donc de m’y rendre, mais il semblerait que le chemin n’est pas très bien indiqué et que le sanctuaire se trouve sur une petite montagne. Je tâtonne un peu, cherche le bon chemin et trouve finalement une petite ruelle qui mène à un escalier qui s’enfonce dans la montagne. Au bout de 10 minutes d’escaliers, j’arrive finalement dans un petit sanctuaire. Il n’y a pas âme qui vive dans les environs. Je trouve un nouveau petit chemin dans l’enceinte du sanctuaire. Apparemment, il y a encore une pagode à voir si je continue de monter des escaliers. En arrivant au sommet, j’ai vraiment l’impression de me retrouver dans un coin abandonné. Il ne doit pas y avoir beaucoup de touriste qui passe par ici. Mais au moins, la vue et la pagode sont jolies.

Un Jizo surveille le sanctuaire

En redescendant vers la ville, je tente un autre itinéraire. Il y a un grand pont entre deux iles et je me dis que la vue doit être belle la-bas. Je m’aventure donc comme je peux vers ce pont. Il y a un minuscule trottoir sur un des bords du pont. Je n’ai pas vraiment l’impression que ce soit piéton. En même temps, il n’y a pas vraiment beaucoup de voitures, donc je m’avance au centre pour prendre quelques photos.

Je regagne enfin la ville et le port, en passant par des petites ruelles anciennes. Mon bateaux n’arriveras que dans 40 minutes. Je m’installe au bord de l’eau et profite d’un repos bien mérité. Et évidemment, je prends quelques photos.

Un pont entre deux îles

Je reprends le bateaux qui me ramène à Onomichi, en repensant à cette dernière journée dans la région. Demain, je repart pour d’autres aventures.

Et on se retrouvera très bientôt, cher lecteur, pour partager ces aventures !


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