Randonnée sur le mont Inari


Bonjour aux amateurs de promenade,

Aujourd’hui je vus emmène vous promener au célèbre Fushimi Inari Taisha (伏見稲荷大社 en japonais), à Kyoto. Le temple aux renards est un des plus visités de Kyoto, et probablement du Japon. Je vais donc passer la visite du sanctuaire, qui a peu d’intérêt, non pas qu’il soit inintéressant, bien au contraire, mais plutôt car la foule de touriste qui l’envahi chaque jour gâche un peu la visite. J’avais déjà eu l’occasion de visiter le sanctuaire il y a plus de 10 ans, mais jamais de faire l’ascension du mont Inari.

Je me dirige donc à l’arrière du sanctuaire, là où sont disposé les milliers de torii (porte de sanctuaire) qui ont rendu célèbre le lieu. A partir des premiers toriis, au pied de la montagne, un chemin de randonnée vous emmènera au sommet. Les 200 premiers mètres du chemin sont absolument horribles. L’expérience est assez désagréable pour un vieux comme moi. On y voit tous les pires comportements que les touristes peuvent avoir, à base de perche à selfie, de visioconférence en direct, de cri et de non-respect d’un lieu saint. Car oui, il est important de la rappeler, le sanctuaire reste un lieu religieux, et donc il est toujours de bon ton de faire preuve d’un peu de respect. Ceci étant dit (coup de gueule terminé), plus je progresse sur le chemin, plus le nombre d’individu se fait rare. Même si le lieu reste fréquenté, le calme et la quiétude regagnent peu à peu les environs.

L’ascension est à base uniquement d’escalier uniquement, ce n’est donc pas toujours facile pour les jambes. Mais faites lentement, cela se fait plutôt bien. Tout au long de l’ascension, j’ai l’occasion de découvrir des petits sanctuaires de-ci delà. Les toriis, très présent au début, s’espacent peu à peu au fur et mesure de l’avancement. Néanmoins, tout au long du chemin, il y toujours une porte visible. Il faut dire qu’avec 10 000 toriis présents tout au long du parcours, difficile de ne pas les voir. Autre détails amusant, si vous ne lisez pas e japonais, les inscriptions pourront vous sembler charmante. Si vous lisez le japonais, ce sera tout de suite moins pittoresque. En effet, les toriis sont achetés par des sociétés pour prier pour leur succès et les caractères affichés correspondent au nom de celle-ci. Tout de suite moins glamour… Je m’amuse à essayer d’en traduire quelques une a la recherche de nom connu.

En chemin, je rencontre quelques croisements. Même si la plupart du temps tous les chemins mène au sommet, il faut parfois choisir le bon embranchement sur une carte ancienne (très typique) afin d’éviter les détours ou cul de sac inutile. J’arrive finalement à la dernière intersection, qui fait aussi office de point de repos, avant d’entamer la boucle vers le sommet. Je profite enfin d’une jolie vue sur Kyoto. Avant cela, entre la forêt, et les nombreux toriis, il est difficile d’avoir le moindre point de vue intéressant. Je profite du point de vue pour manger un morceau et reprendre des forces pour attaquer les choses sérieuses.

A partir ce point, j’ai deux chemin qui s’ouvrent devant moi. J’en choisi un, un peu au hasard et continue mon exploration. La boucle qui passe par le sommet prend environ 1 heure à réaliser. Les nombres de touristes diminuent encore sur ce chemin. J’en profite enfin pour prendre quelques photos sans personnes sur l’image. L’ambiance est vraiment calme sur les flancs de la montagne. Et il y a toujours autant d’escalier à monter. Je commence à sentir que mes jambes deviennent lourde, lourde, lourde…

Les rayons du soleil à travers les pins et les cèdres donnent une atmosphère mystique à la promenade. Je commence enfin à me sentir en phase avec l’esprit du sanctuaire.

J’arrive finalement au sommet de la montagne à 233 mètres de hauteur. Un petit sanctuaire est sur le sommet. Malheureusement, il n’y a aucune vue sur la ville ou sur l’horizon. Je suis entouré par des arbres et des bâtiments… dommage.

J’attaque donc la redescente vers le sanctuaire principal. Celle-ci se fait beaucoup plus rapidement que la monté. En quelques dizaine de minutes, je me retrouve quasiment au niveau du sanctuaire. Pour le retour, je tente néanmoins un chemin diffèrent. Celui-ci m’emmène un peu en dehors du sanctuaire, dans une toute petite rue ancienne de Kyoto. Quelques rares commerçants de relique religieuse sont placés sur le chemin. On y trouve également quelques petits sanctuaires, tous dédiés à la déesse Inari et aux renards. La petite ruelle me ramène finalement dans la foule du sanctuaire principal.

Je me dirige vers la sortie, en direction de la gare lorsque je me fais subitement arrêter par des collégiens Japonais. Apparemment, dans le cadre de leur école, ils doivent faire une enquête en anglais sur quelques touristes. Je me prête au jeu, et ainsi se termine ma promenade du jour, content d’avoir enfin pu aller au sommet du mont Inari.

A bientôt pour d’autres aventures



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