Usagi stories 03 : Premier voyage en avion

Blog

   Stéphane

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Ça y est, Usagi a maintenant 8 mois et les frontières avec le Japon sont enfin rouverte. Il est donc plus que temps de rencontrer ses grands-parents japonais et de visiter la terre de ses ancêtres. Embarquement immédiat !

Préparation pour un long voyage

Dans le contexte actuel (comprendre que les avions ne peuvent plus se rendre au Japon en survolant la Russie), aller au japon en avion nécessite un peu plus de 13 heures de vol direct (vs 11h auparavant). Si on ajoute le temps d’aller à l’aéroport, le temps de passer les frontières et les attentes diverses, il faut presque compter 20 heures porte à porte. Autant lorsque nous voyagions seul, Maiko et moi, la préparation était relativement simple. Du moment où nous avions nos passeports et une carte bancaire, cela ne posait pas de soucis. Avec Usagi, le moindre déplacement au parc du coin se prépare, alors un voyage au Japon, cela nécessite pas mal de travail. Et sans vous spoilers la conclusion de l’article, je peux déjà vous dire que c’est un trajet qui n’est pas de tout repos.

N’ayant jamais voyagé en avion avec un bébé, il fallut réfléchir à l’organisation du trajet et prévoir tout le nécessaire dont nous pourrions avoir besoin. Notre objectif était de ne voyager qu’avec le strict nécessaire et d’être le moins chargé possible. Avec un tout petit, il vaut mieux avoir les mains libres pour pouvoir répondre à ses besoins à chaque instant. Malgré toute notre bonne volonté, je peux dire que nous avons trop pris avec nous. Une erreur que nous n’avons pas reproduit au retour…

Il est important de prévoir le pire, juste dans le cas où cela pourrait éventuellement se produire, mais je pense que nous avons vraiment prévu le pire du pire. Par exemple, nous avions 4 biberons avec nous, alors qu’un voir deux aurait largement été suffisant. Le personnel de l’avion pouvant les nettoyer au besoin, chose que nous avons apprise en vol. Pareil pour la nourriture que nous avions en quantités suffisantes pour faire plusieurs aller-retour. Après tout, ce premier voyage avec Usagi fut un bon moyen d’engranger de l’expérience pour les prochains.

Pour le reste, nous avons essayé de toujours choisir les options les plus facile afin de s’économiser physiquement. Nous avons donc choisi d’aller à l’aéroport en voiture et de réserver un taxi à l’arrivé au lieu de prendre les habituels transport en commun. Cela fait gagner du temps, ce qui peut être très précieux avec un bébé en plein décalage horaire, et cela économise notre énergie, complètement épuisé sur la fin du trajet.

Les aéroports

Arrivé à l’aéroport Charles de Gaulle, à Paris, le parcours est identique que vous ayez une poussette ou non. Pas de file prioritaire pour les familles. Par contre, la fait d’être accompagné d’un mignon petit bébé nous a réservé un accueil des plus chaleureux de la plupart du personnel rencontrés. Un point vraiment positif qui aide durant le voyage.

A l’inverse, à Osaka, le personnel nous a invité à passer sur des files d’attente prioritaire la plupart du temps. Nous avons ainsi gagné un temps fou pour la sortie de l’aéroport. Par contre, le petit Usagi a reçu moins de sourires qu’à Paris. Les japonais sont plus réservés.

La sécurité aux frontières est également beaucoup moins stricte avec un bébé et autorise à prendre tout type de produit liquide nécessaire pour le bébé, bouteilles d’eau, petit pots, etc… Par contre, pour vous simplifier les contrôles, pensez à regrouper tous ces produits dans un sac séparé et facilement accessible. La sécurité vous demandera de les sortir pour les vérifier un par un. Il est donc plus pratique de les avoir regroupé et à portée de main.

Un vol moins compliqué que prévu

Ce serait mentir de dire que je n’étais pas stressé à l’idée de prendre l’avion avec Usagi. Qu’allait donc nous réserver ce vol ? Et bien finalement, rien d’insurmontable.

Nous avons choisi, comme toujours, de rentrer au japon avec Air France. Les vols sont directs et le service est souvent de très bonne qualité sur les vols pour le Japon.

Dès l’embarquement, nous sommes pris en charge prioritairement et nous rentrons parmi les premiers dans l’avion. Nous avons le droit d’emmener notre poussette jusqu’à la porte d’embarquement, ce qui est un énorme point positif, et ce qui implique une grande économie d’énergie pour nous. Pas besoin de porter le petit Usagi dans l’aéroport.

Usagi est habituellement plutôt timide avec les inconnus. Étrangement, le jour du vol il a offert un festival de sourires à tout le personnel Air France qu’il a croisée. Il s’est très rapidement retrouvé dans le rôle du petit chouchou des hôtesses de l’air. Nous avons ainsi pu discuter très facilement avec le personnel de bord et sympathisé avec eux. Ils ont vraiment tous été adorable, ce qui nous grandement aidé à nous relaxer.

Usagi étant encore petit, nous avons pu bénéficier d’un berceau et d’une place sur les rangées à l’avant de l’avion, gratuitement. Le berceau est très pratique pour faire dormir le bébé, mais il ne peut pas être utilisé durant le décollage, l’atterrissage ni lorsque que les ceintures doivent être attaché. Durant ces moments, le bébé doit être attaché à une mini ceinture elle-même attaché à ma ceinture de sécurité. Le côté embêtant de ce point intervient lorsque le bébé vient tout juste de s’endormir dans le berceau et qu’il faut le réveiller car il y a des turbulences. Pas très marrant, mais on ne plaisante pas avec la sécurité.

L’autre point difficile est qu’Usagi à plutôt la bougeotte. Il n’aime pas trop être dans le berceau sans pouvoir bouger librement. Il a alors passé la tête au-dessus du berceau pour regarder les autres passagers une bonne partie du trajet. Et c’est ce qui a été le plus difficile pour nous, sur les 13 heures de vol, il a passé une grande partie éveillée, mais aussi terriblement fatigué, sans être capable de dormir très longtemps. Et s’il ne dort pas, nous non plus…

Néanmoins, je vais quand même nuancer mes propos car bien que ne pouvant difficilement dormir et étant très fatigué, il n’a pas pleuré une seule fois durant tout le vol, même pendant le décollage et l’atterrissage, moments souvent pénibles pour les bébés à cause des douleurs aux oreilles provoqué par le changement d’altitude. Il a beaucoup « discuté », mais au final, il a été très facile à vivre, comme toujours.

Il n’empêche qu’à la fin du vol, nous étions particulièrement fatigués et très pressés d’arriver dans notre famille. Mais nous y voilà enfin, nous sommes bien arrivés au Japon et nous pouvons enfin profiter de notre séjour.

Mais en ce qui concerne les aventures du petit Usagi au Japon, c’est une autre histoire que je vous raconterai très bientôt.


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